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27 novembre au 30 mai, Post mortem, rites funéraires à Lugdunum au Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière

Cette exposition est reconnue d'intérêt national par le Ministère de la Culture et de la Communication / Direction des Musées de France. Elle bénéficie à ce titre d'un soutien financier exceptionnel de l'Etat. Le label "exposition d'intérêt national " récompense chaque année les manifestations les plus remarquables par leur qualité scientifique, leurs efforts en matière de médiation culturelle et leur ouverture à un large public. En 2009, douze expositions en région ont reçu ce label.


Une longue tradition de recherches

Cette exposition consacrée aux rites funéraires à Lugdunum (Ier siècle avant-IIIe s. après J.-C .) et plus largement à la Gaule romaine, s'inscrit dans une tradition de recherches anciennes à Lyon : à l'origine des collections du musée, au XIXe s., les inscriptions funéraires ont tenu une place importante pour la connaissance de l'histoire ancienne. Lors de la création du musée, en 1975, c'est encore essentiellement sous l'angle de l'épigraphie qu'est abordé le domaine funéraire. Les épitaphes apportent un éclairage sociologique aux différents thèmes présentés : vie domestique, artisanat, commerce... L'évolution des rites funéraires (passage de l'incinération à l'inhumation) et la nature des objets associés aux défunts commencent à être évoquées.

Les résultats exceptionnels de l'archéologie préventive
Depuis, de nombreuses nécropoles ont été explorées sur tout le territoire lyonnais : sur la colline de Fourvière (rue de la Favorite 1 et 2, Lyon 5e), dans la plaine de Vaise (fouilles du boulevard périphérique nord ; de la villa Montel), sur la rive gauche du Rhône (à l'arrivée de la « voie d'Italie », Lyon 7e)... essentiellement dans le cadre de fouilles préventives prescrites par L'Etat et mises en oeuvre par les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap).
La mise en oeuvre de méthodes de fouilles spécifiques, l'application systématique des analyses anthropologiques sur le terrain et non plus seulement en laboratoire, l'attention minutieuse portée au traitement des objets retrouvés dans les tombes... autorisent désormais une approche ethnographique des pratiques funéraires. Mis en perspective avec les textes, ces résultats restituent non seulement la complexité des rites propres à la religion romaine, mais débouchent aussi sur des questions d'ordre sociologique et culturel. Par la nature du sujet, qui touche aux fondements mêmes de la société, il s'agit sans aucun doute d'un des apports les plus notables de l'archéologie à la connaissance du monde gallo-romain. D'où le choix du thème de cette exposition, qui souhaite restituer au public les progrès considérables enregistrés à Lyon au cours des 25 dernières années.

De nombreuses reconstitutions
Le parti pris, dans la continuité de l'exposition « Par Toutatis, La religion des Gaulois », est de donner une large place aux reconstitutions. Il s'agit de restituer les rites funéraires à l'époque romaine depuis le décès jusqu'à l'ensevelissement, mais en abordant aussi les cérémonies ultérieures et, in fine, la redécouverte moderne et les fouilles contemporaines des tombes et nécropoles de Lyon.
Au départ, une évocation de la veillée funèbre puis du cortège funéraire, conduit le visiteur au coeur de l'exposition, avec la reconstitution de l'espace d'une nécropole de la fin du Ier siècle après J.-C. Ainsi seront évoqués les pratiques de l'incinération, de l'inhumation, les banquets funéraires, les rites de mémoire, la nature et la fonction des objets déposés avec le défunt et plus largement la place des sépultures dans le paysage urbain, les rapports entre vivants et morts.... On souhaite montrer que, dans l'antiquité romaine, la mort est considérée comme l'épilogue de la vie, et n'a donc rien de tragique et ainsi dédramatiser des notions liées pour l'essentiel au christianisme. On s'attachera également aux idées de mémoire familiale, voire civique. On essaiera enfin de suggérer la manière dont les sépultures reflètent la hiérarchie sociale, des plus grands mausolées jusqu'aux tombes constituées d'une simple amphore. Dans une seconde partie, sont abordées la redécouverte des monuments et de pièces à l'époque moderne ainsi que les méthodes de l'archéologie : explication des techniques de l'anthropologie, de l'analyse des restes animaux et végétaux…..

Un audio-guidage bilingue (français-anglais) a été spécialement conçu pour cette exposition. D’une durée totale d’une heure, il offre 28 pistes qui correspondent à autant de points de visite. Il permet d’acquérir une information complète sur cette exposition, sous une forme agréable et accessible à tous.
Un ouvrage collectif sous la direction de Christian GOUDINEAU intitulé Rites funéraires à Lugdunum est édité par le Département du Rhône et le Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière. Il est disponible à la boutique du musée. Éditions ERRANCE, 250 pages, 32 €.

Post mortem, rites funéraires à Lugdunum
Exposition organisée en partenariat avec l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap)
Du 27 novembre 2009 au 30 mai 2010
Au Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière
Renseignements :
Musée gallo-romain de Lyon-Fourvière
17 rue Cléberg - 69005 LYON
Tél : 04.72.38.49.30
Courriel : fourviere@rhone.fr
Tarif : Exposition + collections permanentes
Tarif : 7€ / tarif réduit : 4.50€
Jeudi : entrée gratuite pour tous
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h.
www.musees-gallo-romains.com


pierre aimar
Mercredi 25 Novembre 2009
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