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25 mai au 27 septembre, Picasso Cézanne, Musée Granet, Aix-en-Provence. [Jacqueline Aimar]

Au pied de la Sainte Victoire, ce sont deux géants de la peinture associés par le Musée Granet pour cette exposition où se rencontrent et se confrontent plus d’une centaine d’œuvres des deux artistes.
Des dessins, des aquarelles, des gravures et sculptures, issus de collections internationales, répartis en quatre sections vont mettre en relief les relations privilégiées qui unissent ces deux grands et permettre d’évoquer l’ensemble des périodes de l’œuvre de Picasso.


Un regard de Picasso sur Cézanne, Cézanne collectionné par Picasso

Pablo Picasso, Jacqueline assise dans un fauteuil, 1964 Huile sur toile, 195x130 cm Collection particulière, photo C.Germain-ImageArt / © Succession Picasso 2009
Pablo Picasso, Jacqueline assise dans un fauteuil, 1964 Huile sur toile, 195x130 cm Collection particulière, photo C.Germain-ImageArt / © Succession Picasso 2009
En quatre mouvements donc, cette exposition propose Un regard de Picasso sur Cézanne, puis Cézanne collectionné par Picasso, Picasso se rapprochant de Cézanne et enfin les thèmes, objets et formes communes aux deux artistes.
Si Cézanne a admiré, comme vénéré cette montagne sacrée de la Sainte Victoire, qu’il approchait à petits pas, Picasso lui, l’a presque possédée par l’acquisition de 1110 hectares du versant nord, devenant ainsi propriétaire du château de Vauvenargues. Cependant, même si Picasso disait Monsieur Cézanne en parlant du grand peintre, les relations des deux hommes sauf pendant les dix premières années passées à Paris, sont restée assez fluctuantes, parfois à peine en filigrane.
L’exposition Picasso Cézanne va ainsi s’attacher à saisir la subtilité des liens qui lient les deux artistes, deux géants de la peinture, mettant en évidence l’influence directe de la force « du père de l’art moderne » sur le jeune artiste espagnol arrivant en France à l’aube du nouveau siècle, en 1900. Et, même si son œuvre n’en témoigne pas directement, la réflexion permanente et la méditation suscitée par le maître provençal chez le sombre espagnol aux yeux lumineux qui disait : « Cézanne, il était comme notre père à nous tous ! , ou « Il était mon seul et unique maître ! Vous pensez bien que j’ai regardé ses tableaux…J’ai passé des années à les étudier !» (Picasso à Brassaï)
Jacqueline Aimar

Du 25 mai au 27 septembre, 04 42 52 87 97


pierre aimar
Jeudi 21 Mai 2009
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