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25 février au 7 mars, théâtre Farces et Comédies de Molière, Mises en scène Christian Schiaretti, Studio 24-Villeurbanne


Création
Le Dépit amoureux
Avec Laurence Besson Ascagne, Olivier Borle Albert, Jeanne Brouaye Marinette,
Julien Gauthier La Rapière, Damien Gouy Polidore, Aymeric Lecerf Éraste,
David Mambouch et Juliette Rizoud Frosine (en alternance), Clément Morinière Mascarille,
Jérôme Quintard Gros-René, Julien Tiphaine Valère, Clémentine Verdier Lucile

Création
L’Étourdi ou les contretemps
Avec Laurence Besson Un courrier, Olivier Borle Pandolphe,
Jeanne Brouaye et Juliette Rizoud Célie (en alternance), Julien Gauthier Ergaste,
Damien Gouy Anselme, Aymeric Lecerf Mascarille, David Mambouch Lélie,
Clément Morinière Andrès, Jérôme Quintard Trufaldin, Julien Tiphaine Léandre,
Clémentine Verdier Hippolyte

La Jalousie du Barbouillé
(durée du spectacle : 30 mn)
Avec Laurence Besson Angélique, Olivier Borle La Vallée ; Un auditeur, Jeanne Brouaye Cathau,
Julien Gauthier Le docteur, Damien Gouy Valère, David Mambouch Un auditeur,
Clément Morinière Villebrequin ; Un auditeur Jérôme Quintard Le Barbouillé,
Julien Tiphaine Gorgibus ; Un auditeur, Clémentine Verdier Un élève
habilleuses en jeu Aude Bretagne, Adeline Isabel
techniciens en jeu Aurélien Boireaud, Louis Carmona, Fabrice Cazanas

Le Médecin volant
(durée du spectacle : 30 mn)
Avec Olivier Borle Valère, Jeanne Brouaye Sabine, Julien Gauthier Un avocat,
Damien Gouy Sganarelle, David Mambouch Gorgibus, Jérôme Quintard Gros-René,
Clémentine Verdier Lucile
habilleuses en jeu Aude Bretagne, Adeline Isabel
techniciens en jeu Aurélien Boireaud, Louis Carmona, Fabrice Cazanas

Les Précieuses ridicules
(durée du spectacle : 1 h 00)
Avec Laurence Besson Marotte, Olivier Borle Jodelet, Jeanne Brouaye Magdelon,
Julien Gauthier Almanzor, Damien Gouy Gorgibus ; Un porteur, David Mambouch Mascarille,
Clément Morinière Du Croisy, Jérôme Quintard Un musicien ; Un porteur,
Julien Tiphaine La Grange, Clémentine Verdier Cathos
techniciens en jeu Aurélien Boireaud, Louis Carmona, Fabrice Cazanas

Un travail de troupe

La présence des acteurs au cœur du théâtre est essentielle. C’est un art collectif qui se nourrit
d’enrichissements partagés. Longtemps les grandes aventures théâtrales se sont développées à partir
d’une troupe, celles de Copeau ou de Jouvet au début du XXe siècle, de Peter Stein ou de Piotr Fomenko, ces dernières années. La légende du Théâtre National Populaire de Vilar s’est inscrite dans la mémoire collective à partir de sa troupe de comédiens qui incarnèrent son utopie artistique et son projet civique.
Cependant, aujourd’hui, en France, à de rares exceptions près – la Comédie-Française, le Théâtre
National de Strasbourg, le Théâtre du Soleil… –, les troupes permanentes sont absentes des scènes
publiques.
Au Théâtre National Populaire, Christian Schiaretti reforge une troupe pour rendre quotidien, comme
dans un gymnase, l’exercice du plateau. Douze jeunes comédiens issus de l’Ensatt, constituent « la
troupe » du TNP. Cette présence actorale a rendu possibles des spectacles comme Les Comédies de
Molière mais aussi Par-dessus bord de Michel Vinaver.
Prochaine création avec la participation de la troupe du TNP : Philoctète de Jean-Pierre Siméon, variation
à partir de Sophocle, fin septembre 2009.
La troupe est constituée de Laurence Besson, Olivier Borle, Jeanne Brouaye, Julien Gauthier,
Damien Gouy, Aymeric Lecerf, David Mambouch, Clément Morinière, Jérôme Quintard,
Juliette Rizoud, Julien Tiphaine et Clémentine Verdier.


Farces et Comédies de Molière
Le Médecin volant
La Jalousie du Barbouillé
Les Précieuses ridicules
et deux nouvelles créations
Le Dépit amoureux
L’Étourdi ou les contretemps
Mises en scène Christian Schiaretti
Du 25 février au 7 mars 2009
au Studio 24-Villeurbanne

Voir naître Molière. Extrait d’un entretien avec Christian Schiaretti, propos recueillis par Nadja Pobel, octobre 2007.

On me reproche parfois de monter des classiques. Mais au fond que connaît-on de Molière ? de
Corneille ? deux, trois pièces, peut-être… On ne connaît finalement pas l’œuvre, seulement certaines
parties. Quand je travaille sur un auteur, je fais appel à des pièces qui ne sont pas forcément connues
ou reconnues. En l’occurrence, ce sont ici des textes qui sont le fondement de l’œuvre de Molière.
Il a eu une vie de tournée pendant treize ans où il a traversé la France entière.
Durant cette période il est d’abord acteur et il est auteur au sens où l’on pouvait l’être à l’époque, c’està-
dire plagiaire : il s’inspire de canevas de farces. C’est à ce moment qu’il trouve les définitions de son
théâtre futur. Quand on monte les pièces d’origine, on voit Molière naître, on le voit advenir
et on s’aperçoit qu’il n’est pas aussi moral ou moraliste que ce que l’on pense.
On rencontre des personnages dans les premières pièces, que l’on retrouve ensuite dans ses classiques.
Sganarelle, le cocu imaginaire est le fondement d’Arnolphe de L’École des femmes et d’Alceste du
Misanthrope. On s’aperçoit, par exemple, qu’Alceste n’est pas un personnage que le théâtre contemporain présente généralement comme une vérité, comme quelqu’un qui a tout compris et qui préfère se détacher du monde. En fait, c’est plus compliqué que cela, Alceste a l’ascendance de Sganarelle. Mascarille, le valet des Précieuses ridicules, possède, lui, la langue, les manières.
C’est une sorte de futur Don Juan.
Les premières farces de Molière ont été écrites pour des troupes. Ce sont leurs racines. Ils étaient
douze, comme nous. Ils faisaient tout et évidemment les conditions d’accueil et de tournée les faisaient
travailler sur un théâtre de tréteau. Les décors n’existaient pas, il y avait juste des accessoires pour
jouer, une table, une chaise et puis voilà. Jouer dans ces conditions nous permet de retrouver le
fonctionnement des farces et des comédies et d’aller partout.
Le public adolescent a ri d’ailleurs très intelligemment à la première série des représentations car
je crois que c’est un théâtre plus anarchiste que le théâtre moraliste qui va suivre ; la jeunesse s’y
retrouve. Il y a quelque chose d’une enfance première, comme dans les premiers petits films de Chaplin.
Dans ces pièces-là, on entend beaucoup le règne de l’apparence. Il y a de la place pour la rédemption
des exploités, des pauvres, des valets qui retournent la démonstration de cette apparence du pouvoir.
Aujourd’hui, c’est une des questions qui nous habite beaucoup : un pouvoir qui parle populaire et qui, en
même temps, manie le bâton. Comment peut-on établir une distance ?
Comment peut-on retourner le gant du pouvoir ?

Informations pratiques

Le TNP hors les murs au Studio 24 - Villeurbanne
Studio 24,
24 rue Émile-Decorps
69100 Villeurbanne,
04 78 03 30 30
Location ouverte. Prix des places : 23€ plein tarif ; 18€ tarif abonné et tarif groupe
(10 personnes minimum) ; 13€ tarif réduit (moins de 26 ans, demandeurs d’emploi, RMistes,
professionnels du spectacle, tarif découverte également réservé aux villeurbannais).
Renseignements et location 04 78 03 30 00 et www.tnp-villeurbanne.com
Accès au Studio 24 : Métro ligne A, arrêt Cusset, sortie rue Pierre Baratin (environ 10 mn. à pied),
Bus no 11 ou C3, arrêt Cyprian Léon-Blum (5 mn. à pied), ou no 38, arrêt Gare de Villeurbanne
Tram T3, arrêt Gare de Villeurbanne (10 mn. à pied)
Voiture : depuis le TNP, rejoindre la place Grand-Clément, prendre la rue Léon-Blum, puis la rue
Émile-Decorps. Par le périphérique, sortir à Villeurbanne-Cusset-Gratte-Ciel


pierre aimar
Jeudi 12 Février 2009
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