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23 au 25 février On purge bébé par Cie Le menteur volontaire, théâtre de Villefranche.

Une tranche de vie empoisonnée. L’analyse à la loupe du quotidien d’un couple qui surnage, se débat et finit par couler, lesté par un enfant terrible et infernal nommé Toto.
On purge bébé ! appartient au cycle des pièces en un acte que Feydeau écrit à partir de 1908 pour
fustiger « l’enfer du couple ».


Un Feydeau drôle et mordant qui raconte les désastres de la vie de couple

23 au 25 février On purge bébé par Cie Le menteur volontaire, théâtre de Villefranche.
L’intrigue est assez simple : Monsieur Follavoine pense réaliser le contrat du siècle en donnant à
chaque soldat de l’armée française la possibilité de se soulager à tout moment dans un pot de chambre.
Un certain Monsieur Chouilloux est présent pour signer le contrat et clore cette lucrative affaire. Leurs
négociations filent bon train et semblent s’acheminer pour Monsieur Follavoine vers une association
magnifiquement juteuse avec l’armée française.
Seulement voilà ! Bébé Follavoine n’a pas été sur le pot depuis un certain temps. Julie, la mère, est
catastrophée. Faut-il purger bébé au moment du contrat ?

« « Le rire est, avant tout, une correction. Fait pour humilier, il doit donner à la personne qui en est l’objet une impression pénible. La société se venge par lui des libertés qu’on a prises avec elle. Il n’atteindrait pas son but s’il portait la marque de la bonté et de la sympathie. » »
Henri Bergson

« Comme pour Marivaux, il y a deux Feydeau : Le noctambule qui passait ses nuits chez “Maxim’s”, le
voisin des noceurs de 1900. C’est celui qui écrivit La Dame de chez Maxim et Occupe toi d’Amélie.
Et l’autre Feydeau, le mari de Madame Feydeau, car Madame Feydeau fut sa muse. C’est le Feydeau de
ses petits chefs-d’oeuvre en un acte, Feu la mère de Madame, On purge bébé !… Ce second Feydeau a
poussé à l’extrême l’observation de la vie intime du quotidien.
Feydeau est le cas limite de l’observation, du bon sens et de la précision implacable. En cela, il atteint la monstruosité du phénomène. On le croirait fou, en fait il est génial ! »
Jean-Louis Barrault
(Cahiers Renaud Barrault, n°32, décembre 1960)

Texte Georges Feydeau. Mise en scène Laurent Brethome (artiste associé)
Assistante à la mise en scène Anne-Lise Redais
Avec (sous réserve de modifications)
Françoise Lervy, Stéphane Auvray-Nauroy, Yann Garnier, Anne-Lise Redais, Philippe Sire, Geoffroy Pouchot-Rouge-Blanc
Lumières David Debrinay. Scénographie Julien Massé. Costumes Steen Halbro
Création 2005, avec l’aide à la création de la Ville de La Roche-sur-Yon, l’aide à la production dramatique de la DRAC Rhône-Alpes, le soutien du théâtre de l’Élysée à Lyon et du Grand R, scène nationale de La Roche-sur-Yon.

Théâtre de Villefranche
S c èn e Rh ô ne - A l p e s
Scène conventionnée par l’État
Place des Arts - BP 301
69665 Villefranche cedex
04 74 68 02 89
billetterie@theatredevillefranche.asso.fr
www.theatredevillefranche.asso.fr


pierre aimar
Jeudi 5 Février 2009
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