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23.10 au 27.11.10 : Pierre Cornu (1895 – 1996) à la galerie Michel Estade, Lyon

« Avant d’être quoi que ce soit, figurative ou non, réaliste ou transcendante, savante ou naïve, une œuvre d’art, et en particulier une peinture, doit être heureuse ». Pierre Cornu


Pierre Cornu, Jeune femme au chapeau vert. Huile sur toile 55 x 38 cm
Pierre Cornu, Jeune femme au chapeau vert. Huile sur toile 55 x 38 cm
Pierre Cornu est né le 16 Novembre 1895 à Salon de Provence.
Issu d’une famille prospère de négociants en huiles et savons, Cornu connaît une enfance choyée et heureuse au cours de laquelle son attirance pour le dessin et la couleur se manifeste assez rapidement.
Il aura la chance, tout au long de son existence de pouvoir se consacrer pleinement à sa passion véritable : la peinture.
Ses toiles seront souvent à l’honneur dans les grands salons parisiens. Il expose régulièrement avec Auguste Chabaud et René Seyssaud à Marseille.

Des soucis financiers l’obligent à s’expatrier quelques années au Maroc où il recommence une nouvelle vie, ne délaissant jamais la peinture, perfectionnant son art (abondance de beaux coloris, s’apparentant à des tapisseries orientales).
De retour quelques années plus tard en France, il s’installe dans la région d’Aix en Provence où il finira sa vie, exposant dans toute la région et ses environs, reconnu de tous.

Elève d’Othon Friesz, devenu chef de file de « l’Ecole sensualiste », cet épicurien fut un magicien des scènes d’intimité. La femme rayonne de sensualité dans ses toiles où chantent les couleurs, la beauté du sujet et l’amour de la vie.

Toute sa vie, il fut «…un véritable épicurien, très attiré par les femmes dans l’éclat de leur jeunesse, amoureux de la Provence dont la lumière magnifie les couleurs, sa vision optimiste et sereine de l’existence lui a permis de créer une peinture voluptueuse et douce.
Son goût pour la beauté féminine ne doit pas nous faire oublier que Pierre Cornu fut un talentueux portraitiste et un excellent peintre de natures mortes, surtout de fleurs et de paysages.
En fait, dans tous ces genres, le seul motif digne d’intérêt à ses yeux fut la beauté, qu’il a toujours su découvrir afin de l’idéaliser et de l’éterniser…
Comme Bonnard, il semble n’avoir peint que pour le bonheur de peindre mais il a également souhaité retenir, montrer et partager des instants heureux.»

Propos recueillis dans le livre «Cornu la volupté sereine » par Jean Perreau, éditions Galerie Michel Estades.


« Il aima les jeunes filles, la peinture et la vie. Trois passions qui ont peut-être permis à Pierre Cornu de ne jamais quitter la jeunesse. (…)
Héritier de Renoir et de Bonnard, le peintre de Salon-de-Provence est resté un magicien des scènes intimistes et des natures mortes. Il les a réalisées sans états d’âmes, avec naturel, sensualité et cette joie apparente de faire chanter les couleurs sous son pinceau, de restituer la ligne d’un sein sous un corsage ouvert, d’une hanche alanguie, le mystère d’une attitude ou d’un regard. (…)
Réfractaire aux bourrasques de la modernité et des bouleversements successifs du monde de l’art, Pierre Cornu est resté un « sage » qui n’a jamais obéi qu’à ses émois personnels, son amour de la vie , de la beauté, de l’élégance. »
C.C, Nice Matin 26.12.95

Galerie Michel Estades
41 quai St-Vincent
69001 Lyon
www.estades.com


pierre aimar
Mercredi 6 Octobre 2010
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