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19.11 au 18.12.10 : Exposition Cadre – Non cadre, art primitif de l’Himalaya et oeuvre-assemblage de Dominique Coffignier à la Galerie Alain Bovis, Paris

Une sélection exceptionnelle d’objets d’art primitif de l’Himalaya confrontée à une oeuvre-assemblage inédite de Dominique Coffignier. Implantée dans le prestigieux Carré Rive Gauche depuis mai 2010, la Galerie Alain Bovis organise sa toute première exposition d’art de l’Himalaya : Cadre – Non Cadre. A cette occasion, la galerie sort de son habitude en convoquant l’art contemporain. En effet, l’artiste contemporain Dominique Coffignier est invité à présenter une oeuvre–assemblage inédite, éphémère et évolutive.


Masque Arunashal Pradesh, Népal Bois, crin, pigments Hauteur : 22 cm © Photo Hugues Dubois
Masque Arunashal Pradesh, Népal Bois, crin, pigments Hauteur : 22 cm © Photo Hugues Dubois
Le propos de l’exposition est une confrontation du Non–Cadre : l’oeuvre de Dominique Coffignier, symbole de vie dans l’éphémère comme dans l’évolutif, et du Cadre : l’art primitif de l’Himalaya, symbole de vécu.
Dans les arts primitifs, l’artiste intervient dans un cadre prédéfini ; par la fonction même de l’objet, de ce qu’il représente : ancêtre, lignage, esprits de la nature… par son usage rituel, son destinataire (individu, clan, société secrète, village…) ; par la tradition que ses prédécesseurs ont contribué à établir. L’artiste n’est pas libre de son sujet, il ne l’est pas du choix des matériaux qu’il emploie, ni non plus de son écriture stylistique, très codifiée. Ce qui le distingue, qui fait de lui un véritable artiste, c’est sa capacité à transcender le cadre imposé en faisant valoir sa sensibilité, sa personnalité, son talent.
A l’inverse, l’artiste occidental « moderne » est jugé par sa capacité à s’affranchir du cadre, à exprimer librement sa propre vision, son monde intérieur.
L’oeuvre réalisée en août 2010 par Dominique Coffignier est un assemblage de quarante-deux oeuvres autonomes datées de 1984 à 2000 (huiles sur papier, format 25x34). Cette oeuvre-assemblage est par définition éphémère, le temps de l’exposition (4 semaines). L’artiste l’a voulue également évolutive, se renouvelant en permanence : chaque partie de cet assemblage, chaque oeuvre dans l’oeuvre étant enlevée dès son acquisition.
Dans l’art primitif c’est l’utilisation rituelle qui transforme l’oeuvre par onctions, libations, offrandes successives. Ici, c’est l’acquéreur, par son implication et son choix, qui fait évoluer l’oeuvre de Dominique Coffignier.
Chacun peut donc être acteur de cette évolution.

Les arts de l'Hymalya

L’art des sociétés tribales de l’Himalaya s’est imposé naturellement comme un art qui va à l’essentiel, sans hésitation, sans fioriture, vigoureux dans les traits, les matières, les pigments, caractéristiques en harmonie avec l’oeuvre de Dominique Coffignier.
Depuis 30 ans environ, l’art tribal de l’Himalaya intéresse de plus en plus des collectionneurs exigeants et avertis. Quelques collections ont été dévoilées au public au gré d’expositions ou de publications. Toutefois, ces oeuvres de qualité, parfois exceptionnelles, n’apparaissent que rarement sur le marché. Pour faire partager sa vision esthétique de cet art méconnu et permettre aux amateurs d’acquérir des objets de tout premier plan, Alain Bovis présente une quinzaine d’oeuvres choisies. De plus, l’exposition s’inscrit dans l’actualité culturelle puisque le musée du Quai Branly présente Dans le blanc des yeux, masques primitifs du Népal.
Dominique Coffignier par son exigence d’artiste, par son travail de la matière infatigable, par la magie de son univers entre en résonnance avec ces oeuvres magistrales.

Dominique Coffignier

Métal, toile, cartons, supports travaillés à l’aide de pigments naturels, de colle, de peinture à l’huile ou de sable, l’oeuvre de Dominique Coffignier est puissante et humaniste. L’artiste ne se revendique d’aucun courant et peint ce qu’il ressent avec détermination. Son trait est sûr, sa palette de couleurs est subtile et audacieuse, rouge, ocre, jaune, noire, les tonalités se côtoient sans jamais se heurter.
Il nous donne à voir alors un monde d’émotions né de questionnements, de révoltes émergeant de drames collectifs et individuels qu’apporte quotidiennement notre société moderne. Il peint avec force les blessures de nos paysages, les traumatismes liés aux tragédies contemporaines… ce monde qui bascule.
Son oeuvre est franche et directe, elle nous confronte à une réalité brute, sans détours. L’âcreté de la destruction, la fragilité de notre monde mais aussi la beauté de l’espoir ont alors comme médium la rugosité des surfaces, l’équilibre des constructions, l’énergie de la couleur.
Malgré un siècle d’existence, l’abstraction reste trop souvent hermétique au plus grand nombre. Pourtant lorsqu’on laisse aller nos émotions, lorsqu’on essaie de voir, nous ne restons pas insensibles à cette forme d’expression artistique qui nous transmet des vérités métaphysiques éternelles. Dans un monde où l’immédiateté de l’image nous est trop souvent imposée, prenons le temps de regarder, de méditer, de voir l’invisible.
Dominique COFFIGNIER est né à Paris en 1956, il vit et travaille à Montélimar, Drôme. Depuis 1976, il participe à de nombreuses expositions personnelles et collectives à Kyoto, Bruxelles, Marseille, Paris.

Informations pratiques

Exposition « Cadre-Non Cadre ».
Du 19 novembre au 18 décembre 2010, du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h30 à 19h.
Vernissage le jeudi 18 novembre à partir de 18h
Galerie Alain Bovis
Alain Bovis et Véronique du Lac
8 rue de Beaune 75007 Paris – T. 01 56 24 09 25
galerie.alainbovis@wanadoo.fr
www.alainbovis.com


pierre aimar
Mardi 5 Octobre 2010
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