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(1) Quelques jours pour découvrir au Québec, Montréal, la plus française des villes des Amériques : les gratte-ciel

Quelques jours passés à Montréal permettent de découvrir la plus française des villes des Amériques tout en entrouvrant une lucarne sur les métropoles américaines. Gratte-ciel, centre ancien, centre d'affaires, ville souterraine et commerciale dont les galeries totalisent 32 km de long, ville universitaire de plus de 100 000 étudiants, Quartier Latin (mais si), immensité à l'américaine de la ville (50 km de long), et surtout, un merveilleux accueil.


Sommaire


Montréal, centre ville de gratte-ciel ... mais pas trop

Les dix plus grands édifices ne dépassent pas les 205 m (immeuble « 1000 de la Gauchetière »), voire les 230,4 m du « 1250 René-Lévesque » dûs au 31,4 m de son antenne. Il y a une raison légale qui empêche les promoteurs de jouer aux conquérants de l’espace. Un règlement interdit la construction de bâtiments de plus de 233 m afin de ne pas gêner la vue qui s’ouvre à partir de l’Observatoire du Mont Royal.

Le quartier des gratte-ciel mérite une visite pour qui veut se plonger dans une ambiance « new-yorkaise », en tout cas nord-américaine. Déambuler dans la rue Sainte-Catherine en se dirigeant vers Atwater est une expérience unique. La hauteur des immeubles plonge la rue dans l’ombre perpétuelle sauf au moment où le soleil est dans son axe

Commerces de luxe, bureaux, résidences de luxe

Le « 1000 », le « 1250 », le « 550 », ne sont pas des adresses très glamour. Pourtant, c’est là qu’on découvre les résidences les plus luxueuses de Montréal avec accueil de classe au rez-de-chaussée et service de sécurité aimable mais ferme. Il suffit de pousser la porte pour plonger dans l’univers du cinéma américain qui abuse souvent du cliché de l’appartement luxueux situé généralement en bordure de Central Park. Ici c’est le même stéréotype mais avec une différence de taille, l’extrême amabilité des réceptionnistes.

En fait, l’ensemble des gratte-ciel de Montréal abrite des centaines de milliers de mètres carrés (de « pieds carrés » en mesures anglo-saxonne, 10,7 pied carrés = 1 mètre carré) de bureaux, voire de siège sociaux d’entreprises internationales. A cela on doit ajouter les surfaces commerciales souterraines pour plus de 120 000 m2, soit 4% des 3 130 000 m2 de surfaces commerciales de la région montréalaise.

La tour KPMG, 146m, 32 étages, une construction à risques

La tour KPMG et la cathédrale Christ Church © Pierre Aimar 2010.jpg
La tour KPMG et la cathédrale Christ Church © Pierre Aimar 2010.jpg
Cette belle tour édifiée en 1987 par la firme Menkès Shooner Dagenais Létourneux Architecte a donné lieu à une « acrobatie » architecturale pour préserver l’intégrité de la cathédrale Christ Church située à ses pieds. En effet, il a fallu « poser » sur des pilotis géants l’ensemble de l’édifice religieux pour pouvoir creuser et construire les fondations des galeries commerciales situées sous la tour KPMG. Un travail de Titan.
Aujourd’hui, la flèche de l’église paraît petite par rapport à l’énorme tour. Mais la vie la plus humble suit son cours à l’image de l’écureuil qui vit en toute liberté dans le petit jardinet coincé entre l’église et le restaurant Français.

(1) Quelques jours pour découvrir au Québec, Montréal, la plus française des villes des Amériques : les gratte-ciel
La Foule illuminée (ci-dessus), une sculpture où 65 personnages de tous âges, races, visages et conditions sont présentés sur quatre paliers, évoque la dégradation de la race humaine et symbolise la fragilité de l’espèce humaine. Réalisée en résine de polyester stratifiée avec traitement de polyuréthane, elle est l’œuvre de l’artiste franco-britannique Raymond Mason.
Pierre Aimar
Avril 2010


pierre aimar
Samedi 8 Mai 2010
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